Au bout de 40 minutes, la sage femme menace…

Au bout de 40 minutes, la sage femme menace…

Au bout de 40 minutes, la sage femme menace… 1200 630 IRASF - Institut de Recherche et d’Actions pour la Santé des Femmes

TÉMOIGNAGE ANONYME #ViolencesObstétricales 
Date des faits : 31 mai 2015 – CHU Saint esprit, Agen – Profession : Mère au foyer

 

Mon accouchement a été déclenché par décollement des membranes, par la sage femme qui me faisait un toucher vaginal pour voir où en était le col. Elle ne m’a pas avertit, je l’ai senti et j’ai compris. Je n’étais qu’à 2 semaines du terme et ma fille aurait pu grossir encore, estimé petit bébé… Ça a fonctionné, l’accouchement a débuté le lendemain matin par la perte du bouchon muqueux et des contractions de plus en plus rapprochées.

Un jour et demi plus tard, je me rends à l’hôpital pour accoucher. Je me retrouve sous péridurale, en poulet de Bresse et on me demande de pousser, ce que je fais, je crois.

Elles sont 2 avec nous, la sage femme et une auxiliaire je pense. L’auxiliaire appuie fortement avec ces deux mains sur mon abdomen. Au bout de 40mn, la sage femme menace que si je ne pousse pas correctement elle va chercher le médecin, je ne comprends pas bien mais je sens que c’est réellement une menace et pousse très très fort et finalement je réussi à la sortir.

Elle est hypotonique, fait son méconium rapidement sur moi mais elle va bien. Elle fera 2kg860 pour 48cm.

Pendant son examen, on me fait la révision utérine, sans anesthésiant. Il restait des membranes après la sortie du placenta. J’ai eu extrêmement mal, la douleur m’a quasi assommé, j’étais choquée, heureusement pas d’hémorragie suite à ce massacre.

Aujourd’hui ce ne sont que de mauvais souvenirs mais pendant environ 2 ans, ça m’a affecté moralement, j’étais très déçue de savoir que c’était évitable et pas que mes violences : le cordon de ma fille coupé trop tôt, la péridurale l’a affecté, l’examen loin de maman n’était pas urgent. Que de petites choses comme ça mais qui ont une importance.

Merci de m’avoir lu.